One day, one goal : Wilmots inflige à la France une rare défaite à domicile

Les duels entre la Belgique et la France provoquent immanquablement des remous, sur le terrain et en dehors. Ce fut encore le cas lors du dernier affrontement, qui avait vu les Français écarter nos Diables Rouges en demi-finale de la Coupe du monde. En 2002, les rôles étaient inversés, grâce à Marc Wilmots.

One day, one goal : Wilmots inflige à la France une rare défaite à domicile

© Belga

Le 18 mai 2002, soit quelques semaines avant le début de la Coupe du monde au Japon et en Corée du Sud, Belgique et France se rencontrent pour un match de préparation. Les Français sont sur une bonne lancée, puisqu’après avoir remporté le sacre mondial en 1998, ils se sont arrogés l’Euro deux ans plus tôt

La Belgique, elle, s’est qualifiée pour les championnats du monde en battant la République Tchèque en barrages. Mais l’ambiance n’est pas au beau fixe pour les Diables. Une partie des joueurs ne soutiennent pas le coach national Robert Waseige, tout comme la presse, qui entretient des relations compliquées avec ce dernier. Heureusement, en ces moments difficiles, l’entraîneur peut compter sur le soutien d’un homme: son capitaine Marc Wilmots. Le joueur veut frapper un grand coup à la Coupe du monde 2002, avant de passer le flambeau à la génération suivante.

Victoire surprise

Victoire surprise

© Belga

Ce 69e duel Belgo-Français se joue au Stade de France. Pas de Zinedine Zidane sur la pelouse ce jour-là; les Bleus comptent plutôt sur Youri Djorkaeff et David Trézéguet. Côté belge, on aligne Gert Verheyen, Bart Goor ou encore Mbo Mpenza aux cotés de Wimots. 

Les Diables Rouges créent alors la surprise en l’emportant 1-2. Après onze minutes, Glen De Boeck ouvre le score de la tête. La France revient juste avant la mi-temps grâce à un but contre son camp de Timmy Simons. Alors que la deuxième période est d’un ennui profond, Wilmots sort de sa boîte. À la 91e, Gert Verheyen sert son capitaine dans la surface. La balle est sautillante, mais Wilmots n’en n’a cure: il reprend le cuir en demi-volée et l’envoie en pleine lucarne

C'est la première fois en 21 ans que les Belges parviennent à remporter un match à l'extérieur contre la France. De plus, c'est seulement la deuxième défaite des Bleus au Stade de France. Seule la Russie, en 1999, avait déjà battu la France dans son stade fétiche. 

Les Belges furieux contre M. Prendergast

Les Belges furieux contre M. Prendergast

© Belga/AFP

La victoire belge présageait le tournoi désastreux des Français. Dans une poule composée du Sénégal, du Danemark et de l'Uruguay, la France ne marque qu’un but et termine avec un seul point. Cette élimination précoce est la pire performance jamais réalisée par les Bleus en Coupe du monde.

La Belgique fera un peu plus long feu. Les Diables Rouges survivent à la phase de groupe, où elle affrontait le Japon, la Tunisie et la Russie. Mais en huitièmes de finale, ils sont éliminés par le Brésil, futur champion du monde. Un match qui restera dans toutes les têtes après que l’arbitre du soir, Peter Prendergast, ait refusé un but de Wilmots pour une raison encore inconnue à ce jour. Le dernier match du capitaine avec la Belgique laissera à jamais un goût amer.

Les Diables Rouges ne feront leur retour en Coupe du monde que douze ans plus tard, grâce à une génération dorée emmenée par nul autre que … Marc Wilmots.

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