On this day: Óscar Freire remporte sa première grande classique

Il y a désormais 16 ans, le cycliste espagnol Óscar Freire remportait sa toute première grande classique. Le triple champion du monde sur route se montrait, en effet, le plus fort à Milan-San Remo.
On this day: Óscar Freire remporte sa première grande classique

© EPA

Nous sommes le 20 mars 2004. Le coureur cycliste Erik Zabel est bien parti pour remporter Milan-San Remo. À l'approche de l'arrivée, l'Allemand décide de lever les bras pour célébrer sa victoire. Seulement voilà, il n'avait pas vu arriver dans son dos la flèche Óscar Freire qui lui passait devant sur la ligne et lui ravissait la première place pour seulement trois centimètres. Le cycliste espagnol en profitait alors pour remporter sa première grande classique.

Un ascenseur pour sa grand-mère

Un ascenseur pour sa grand-mère

© Imago

Óscar Freire a fait tout au long de sa carrière de sa rapidité sa plus grande force. À seulement 21 ans, le cycliste espagnol devient vice-champion du monde espoirs en 1997. Un an plus tard, il intègre le monde professionnel et l'équipe espagnole Vitalicio Seguros. Dès sa première saison, il s'illustre en remportant la 1ère étape du Tour de Castille-et-Leon et en terminant plusieurs fois sur le podium de courses d'un jour espagnoles dont le championnat d'Espagne sur route.

Sa deuxième saison au sein de l'élite est marquée par une blessure au tendon du genou droit qui l'éloigne longtemps des routes. Sélectionné contre toute attente au sein de l'équipe d'Espagne pour le championnat du monde sur route, après la défection de plusieurs coureurs, Oscar Freire surprend tout le monde et s'adjuge son premier titre de champion du monde en 1999 à Vérone. Il décide alors d'offrir sa prime de victoire à sa grand-mère, à qui il offre un ascenseur.

Dans la catégorie des meilleurs sprinteurs

Dans la catégorie des meilleurs sprinteurs

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En 2000, il participe à son premier grand tour, la Vuelta, dont il remporte la 2e et la 4e étapes au sprint avant d'abandonner. Lorsqu'il signe au sein de l'équipe Mapei la même année, il montre rapidement qu'il est à 24 ans l'un des meilleurs sprinteurs au monde. Cependant, il prouve également qu'il est taillé pour les courses d'un jour.

Le natif de Torrelavega obtient son deuxième titre de champion en 2001 à Lisbonne... au sprint. Il participe ensuite pour la première fois de sa carrière au Tour de France un an plus tard où il se montre plus rapide que ses adversaires sur la ligne d'arrivée lors de la troisième étape.

Le plus jeune triple champion du monde de l'histoire

Le plus jeune triple champion du monde de l'histoire

© Belga

Le coureur espagnol décide de changer d'air en 2003 et rejoint la formation néerlandaise Rabobank. Ce n'est qu'un an plus tard que cette collaboration va véritablement porter ses fruits. Outre sa victoire sur Milan- San Remo, il obtient également son troisième titre de champion du monde en s'illustrant à Vérone, comme en 1999. Il rejoint au palmarès des monstres du cyclisme: Eddy Merckx, Alfredo Binda et Rik Van Steenbergen. Il fait même mieux qu'eux en réalisant cet exploit à seulement 28 ans.

Par la suite, il remportera deux nouvelles fois Milan- San Remo (2007, 2010) mais aussi Tirreno-Adriatico (2005), Gand-Wevelgem (2008), Paris-Tours (2010) ou encore le classement par points au Tour de France en 2008. En tout, 4 étapes du Tour et 7 étapes de la Vuelta lui souriront.

Des blessures à répétition

Des blessures à répétition

© Belga

Óscar Freire terminera sa carrière au sein de l'équipe Katusha en 2012 sans réel fait d'armes. Sa carrière, souvent handicapée par des blessures à répétition au dos, à la selle ou encore au genou, se terminera d'ailleurs en eau de boudin. Pris dans une chute lors de la 6e étape du Tour, l'Espagnol sera contraint de quitter la France mais aussi de renoncer aux JO à cause de trois côtes fracturés et d'un poumon perforé.

Malgré tout, son palmarès parle pour lui et fait de lui l'un des plus grands sprinteurs de sa génération.

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