Le hockey pour les Nuls

Depuis quelques années, le hockey a le vent en poupe dans notre pays. Cette popularité est principalement due aux excellents résultats réalisés par nos équipes nationales. Découvrez ci-après tout ce qu'il faut savoir pour comprendre et suivre ce sport de plus en plus prisé.
Le hockey pour les Nuls

© Belga

Dix joueurs de champ et un gardien de but

Dix joueurs de champ et un gardien de but

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Comme en football, une équipe de hockey est constituée de dix joueurs de champ et d'un gardien de but. La grande différence est qu'une équipe de hockey compte au maximum cinq remplaçants et que les remplacements sont illimités. Le gardien porte un équipement de protection comprenant notamment un plastron, des guêtres, des sabots, un casque et des gants. Quant aux joueurs de champ, ils portent simplement des protège-tibias, ainsi qu'un protège-dents.

Une heure de jeu

Une heure de jeu

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Jadis, un match de hockey comportait deux périodes de trente-cinq minutes. Depuis 2014, dans les tournois internationaux, une rencontre comprend quatre quart-temps de quinze minutes. Le temps de jeu effectif est donc d'une heure. Contrairement à ce qui se passe au football, par exemple, le chronomètre s'arrête dès que le jeu est interrompu. Par ailleurs, un temps mort de quarante secondes est accordé après chaque but, ainsi que chaque penalty-corner.

Le stick (ou la crosse)

Le stick (ou la crosse)

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Accessoire indispensable de la panoplie d'un hockeyeur, le stick est constitué de deux parties identifiables : le manche et la tête. Le stick doit obligatoirement se conformer à certaines règles, notamment en matière d'épaisseur et de courbure. Il est droit dans sa partie haute et courbe dans sa partie basse, laquelle possède une face bombée à l'extérieur et une face plane à l'intérieur. Seul l'usage de cette face plane est autorisé pour frapper ou dévier la balle. Par conséquent, les crosses pour gauchers ne sont pas autorisées. D'autre part, les joueurs de champ n'ont le droit de toucher la balle qu'avec le stick. Le joueur qui touche la balle du pied effectue un « kick », qui est considéré comme une faute.

Arbitrage vidéo

Arbitrage vidéo

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En hockey, l'arbitrage vidéo généralisé existe depuis 2009. Contrairement au football, l'arbitre vidéo n'intervient pas spontanément. Ce sont les joueurs qui décident de recourir à la vidéo s'ils estiment que le referee a pris une mauvaise décision. C'est théoriquement le capitaine qui prend contact avec l'arbitre. Il lui porte une réclamation claire, sous forme de question. Chaque équipe a droit à un « call ». Si la contestation s'avère justifiée, l'équipe conserve son recours. Dans le cas contraire, elle le perd. Le recours à la vidéo n'est autorisé que dans certains cas précis, par exemple pour remettre en cause un but, un penalty ou un coup de coin de pénalité.

Les arbitres

Les arbitres

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En hockey, les arbitres sont au nombre de deux. Chaque arbitre officie principalement sur une moitié de la surface de jeu, avec la ligne médiane à sa gauche. Une bonne collaboration entre les arbitres est essentielle. Ils ont également le droit de sanctionner des infractions commises dans l'autre moitié du terrain, à l'exception du demi-cercle délimitant la zone de tir.

Carton jaune, rouge et... vert

Carton jaune, rouge et... vert

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Comme en football, un carton rouge signifie l'exclusion. Seule différence : en hockey, le carton est de forme arrondie. Les arbitres ont rarement recours au carton rouge. En effet, un joueur écopant d'un carton jaune est suspendu temporairement pour cinq ou dix minutes. Ce qui fait la spécificité du hockey, c'est le carton vert (de forme triangulaire), lequel implique une exclusion temporaire de deux minutes. Le carton vert n'est pas mentionné sur la feuille de match.

Penalty (coup de pénalité) et penalty-corner (coup de coin de pénalité)

Penalty (coup de pénalité) et penalty-corner (coup de coin de pénalité)

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Une infraction commise intentionnellement à l'intérieur du cercle ou une faute volontaire dans la zone des 23 mètres est sanctionnée par un coup de coin de pénalité (penalty-corner). La balle est positionnée sur la ligne de fond à dix mètres au moins du poteau de but. Un attaquant pousse ou frappe la balle en direction de ses coéquipiers, lesquels se tiennent à l'extérieur du cercle. Aucun défenseur ni attaquant n'est autorisé à se tenir à moins de cinq mètres de la balle lorsque celle-ci est poussée ou frappée. En défense, quatre joueurs et le gardien se positionnent dans le but avec comme objectif d'arrêter ou de dévier la balle. Les autres défenseurs doivent se tenir derrière la ligne médiane. En cas de faute grave commise à l'intérieur du cercle, l'arbitre accorde un coup de pénalité, l'équivalent du penalty au football.

« Shoot out »

« Shoot out »

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Jadis, lorsque les deux équipes ne parvenaient pas à se départager, on tirait une série de penalties. Cette règle a cependant été modifiée en 2011. Aujourd'hui, en cas d'égalité à l'issue du temps réglementaire, on a recours aux « shoot out » : cinq joueurs de chaque équipe partent successivement de la ligne des 23 mètres et disposent de 8 secondes pour marquer un but. Si aucune équipe n'émerge à l'issue du « shoot out », on procède à un « sudden death shoot out » : la première équipe qui prend l'avantage est déclarée vainqueur.

Gardien de but volant

Gardien de but volant

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Un stratagème fréquemment utilisé, notamment lorsqu'une équipe court après le score, est celui du joueur de champ ayant les privilèges du gardien de but, que l'on appelle également gardien de but volant. Le principe est simple : le gardien effectif quitte le terrain et est remplacé par un joueur de champ. Lorsqu'il se trouve dans sa zone défensive, le gardien volant possède les mêmes droits que tout autre gardien : il est autorisé à utiliser le stick, les pieds ou les jambes pour propulser, dévier ou arrêter la balle. Lorsqu'il évolue à l'extérieur de sa zone défensive, il est considéré comme étant un joueur de champ. Lorsqu'il défend un coup de coin de pénalité ou un penalty, il doit obligatoirement porter un protège-tête.

Surface de jeu

Surface de jeu

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À l'origine, le hockey se jouait sur gazon, ce qui est encore rarement le cas aujourd'hui. Au gazon artificiel apparu dans les années 70 ont succédé les surfaces « water based » ou « mouillées », fabriquées à partir de fibres polyéthylène monofilament. Il s'agit d'une technologie extrêmement onéreuse principalement mise en œuvre au plus haut niveau.

Dimensions du terrain

Dimensions du terrain

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Les dimensions d'un terrain de hockey sont proches de celles d'un terrain de foot. La surface de jeu mesure 91,40 mètres de long sur 55 mètres de large. Les points de penalty se trouvent à 6,40 mètres des buts. Le terrain est divisé par une ligne centrale et par deux lignes situées à 22,90 mètres des lignes de fond, appelées « lignes des 23 ». Les buts mesurent 3,66 mètres de large et 2,14 mètres de haut. Le cercle devant les buts possède un rayon de 14,63 mètres.

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