Ces entraîneurs complètement déjantés

Des entraîneurs, il en existe de toutes les sortes. Mais tous ont le virus du football dans le sang et poursuivent le même objectif : gagner à tout prix. En survêt ou costard-cravate, ils gesticulent et vocifèrent le long de la ligne de touche, à grand renfort de gestes cabalistiques et prêts à péter un plomb à la moindre suspicion d'erreur d'arbitrage. Nous en avons sélectionné onze dont la caractéristique commune est d'être complètement déjantés.
Ces entraîneurs complètement déjantés

© EPA

Des entraîneurs, il en existe de toutes les sortes. Mais tous ont le virus du football dans le sang et poursuivent le même objectif : gagner à tout prix. En survêt ou costard-cravate, ils gesticulent et vocifèrent le long de la ligne de touche, à grand renfort de gestes cabalistiques et prêts à péter un plomb à la moindre suspicion d'erreur d'arbitrage. Nous en avons sélectionné onze dont la caractéristique commune est d'être complètement déjantés.

Paolo Di Canio

Paolo Di Canio

© EPA

Très controversé comme joueur pour son agressivité et ses prises de position pro-fascistes, Di Canio ne s'est pas assagi en endossant le costume d'entraîneur. Son passage par Swindon Town, modeste formation de quatrième division anglaise, fut jalonné d'incidents. Après un pugilat notoire avec l'un de ses joueurs, le bouillant Italien fit à nouveau parler de lui en remplaçant son gardien à la 21e minute de jeu pour avoir encaissé deux buts en début de rencontre. Après avoir démissionné en raison d'un désaccord avec la politique de ses dirigeants, il cambriola les locaux du club « afin de récupérer quelques effets personnels.» Engagé par Sunderland, il provoqua la démission du vice-président du club, David Miliband, en totale opposition avec les prises de position politiques du nouvel entraîneur. Di Canio fut limogé moins d'un an après son arrivée à Sunderland, victime du mauvais début de saison de son équipe.

Guy Luzon

Guy Luzon

© EPA

En mai 2013, la direction du Standard de Liège annonçait, à la surprise générale, le limogeage de l'entraîneur Mircea Rednic et son remplacement par l'inattendu Guy Luzon. S'exprimant d'abord exclusivement en hébreu, l'Israélien se distingua d'emblée par un comportement extravagant. D'un tempérament explosif, Luzon enflammait le public à la manière d'un Mourinho ou d'un Conte, criant à tue-tête et effectuant des sauts de cabri le long de la ligne de touche. Limogé en octobre 2014 sous la pression des supporters, « Luzon le fou » intégra le staff de Charlton Athletic mais ne modifia pas son comportement pour autant.

José Mourinho

José Mourinho

© EPA

Autoproclamé « The Special One », le bouillant Portugais s'est toujours montré digne de ce sobriquet. Le moins que l'on puisse dire est que Mourinho ne laisse jamais indifférent et que, très souvent, son comportement irrite et agace. Parmi ses nombreuses incartades, citons son doigt dans l'œil de Tito Vilanova, l'entraîneur adjoint du Barça, ainsi que ses multiples altercations avec des journalistes. Ce qui n'empêche pas de nombreux joueurs d'être des fans absolus, à commencer par Zlatan Ibrahimovic.

Jürgen Klopp

Jürgen Klopp

© EPA

Après avoir coaché le Borussia Dortmund avec le succès que l'on connaît, Jürgen Klopp est sur le point d'entamer sa deuxième saison comme entraîneur de Liverpool et ne cache pas ses ambitions. Se présentant comme « The Normal One », le technicien allemand n'en reste pas moins fidèle à sa réputation de coach enthousiaste, volubile et volontiers taquin. Pour preuve, ce petit pont réalisé aux dépens de l'attaquant brésilien Firmino lors d'une séance d'entraînement des « Reds ».

Marcelo Bielsa

Marcelo Bielsa

© EPA

Surnommé « El Loco » (« Le Fou »), un sobriquet qui lui va comme un gant, Marcelo Bielsa est considéré par certains comme un tacticien de génie et par d'autres, notamment par Pep Guardiola, comme une source d'inspiration importante. Assis à califourchon sur son éternelle glacière, l'Argentin est connu pour échafauder les tactiques les plus extravagantes et révolutionnaires. Pour le reste, Bielsa est plutôt à cheval sur les principes. L'an dernier, deux jours après sa nomination comme entraîneur de la Lazio, il quittait son poste parce qu'il n'avait pas obtenu les joueurs que le club romain s'était engagé à recruter.

Diego Simeone

Diego Simeone

© EPA

Grand artisan des succès enregistrés par l'Atlético Madrid ces dernières années, Diego Simeone est l'archétype du coach complètement habité qui, au bord du terrain, vit les matchs comme si sa vie en dépendait. Adulé par ses joueurs qu'il amène à se sublimer, « El Cholo » (un surnom attribué aux chefs de gang en Argentine) est animé par une « grinta » exceptionnelle, quitte à flirter parfois avec les limites de l'agressivité et de l'anti-jeu.

Juan Antonio Anquela

Juan Antonio Anquela

© EPA

Moins connu que ses collègues, l'entraîneur de la Sociedad Deportiva Huesca, un club de D2 espagnole, est manifestement un impulsif. Pendant le match retour des barrages d'accession à la Liga entre Getafe et Huesca, il décide de faire sortir le milieu de terrain David Lopez à la cinquante-cinquième minute de jeu. Vexé d'être ainsi stigmatisé, Lopez peste contre son remplacement et tient manifestement quelques propos peu élogieux à l'encontre de son coach. Ce dernier, excédé par la réaction de son joueur, lui assène un violent coup de tête. Au final, Huesca n'a pas réussi à accéder à la Primera División.

Sergio Conceicao

Sergio Conceicao

© EPA

Excellent joueur, le Portugais était un milieu de terrain sanguin et provocateur. Exemple : en 2006, alors qu'il évoluait sous les couleurs du Standard de Liège, il fut expulsé pour avoir craché sur un adversaire et jeté son maillot au visage de l'arbitre. Un tempérament explosif qui ne le quitta pas lorsqu'il devint entraîneur. Ses prises de bec avec la presse sont monnaie courante. Ainsi, lors d'une conférence de presse récente, mécontent du traitement médiatique réservé à son gardien Rémy Riou, il est parti au clash avec les journalistes, avant de quitter la salle de manière spectaculaire.

Eziolino Capuano

Eziolino Capuano

© EPA

Après avoir entraîné pendant plus de 20 ans des clubs de divisions inférieures italiennes, Eziolino Capuano débarqua, à la surprise générale, au KAS Eupen le 6 septembre 2010. Farouche partisan du « catenaccio », l'Italien quitta les cantons de l'Est 19 jours à peine après avoir succédé à Dany Ost. Il ne dirigea que trois rencontres avec, pour maigre bilan, un nul, deux défaites, un jeu défensif à outrance et un soupçon de « Commedia dell'Arte ».

Antonio Conte

Antonio Conte

© EPA

L'Italien est incontestablement l'un des entraîneurs les plus en verve du moment. Après avoir coaché avec brio la Juve et la Squadra Azzurra, Conte a pris les rênes de Chelsea l'été dernier. Véritable showman, il fait partie de cette génération d'entraîneurs qui ne rechignent pas à montrer leurs émotions dans leur zone technique. Pendant les matchs, il reste continuellement debout et harangue ses joueurs à grand renfort de consignes tactiques.

Felix Magath

Felix Magath

© EPA

Pour ce fils de GI élevé par des nonnes, le mot d'ordre est : discipline et autoritarisme. Ses méthodes d'entraînement relèvent de la préparation commando, façon Marines (jogging en forêt avec un coéquipier sur le dos, exercices avec des medecine-balls...). À Wolfsburg, ses joueurs le surnommaient d'ailleurs « Saddam » ou « Quälix » (mix entre Felix et quälen, qui signifie torturer) !

Top