Équipiers sur le terrain, ils se détestent dans la vie

Dimitri Payet/Florian Thauvin

Dimitri Payet/Florian Thauvin

© Shutterstock-Belga

Les vestiaires de foot ressemblent très peu au monde des bisounours. Rivalités, mesquineries, jalousies font partie du quotidien des footeux. Parfaitement complémentaires sur le terrain, certains joueurs passent des coups de pied aux coups bas une fois en dehors. Aperçu de ces relations conflictuelles en onze exemples.

Dimitri Payet et Florian Thauvin

Si Dimitri Payet et Florian Thauvin semblent afficher aujourd'hui une belle complicité à l'Olympique de Marseille, il n'en a pas toujours été de même. En février 2015, lors d'une rencontre opposant l'OM à Rennes, Thauvin répliquait à une remarque de son coéquipier par un tonitruant « fils de p... » immortalisé par les caméras de télévision. Revenant sur cet épisode, Payet admettait que, depuis l'incident, les relations entre les deux hommes en dehors des terrains s'étaient plutôt distendues.

John Terry/Wayne Bridge

John Terry/Wayne Bridge

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En voilà deux qui ne partiront jamais en vacances ensemble. John Terry, l'emblématique défenseur de Chelsea, fait régulièrement la une des tabloïds. Après s'être rendu coupable d'insultes racistes à l'encontre du footballeur Anton Ferdinand, l'enfant terrible des « Blues » a entretenu une relation extra-conjugale avec Vanessa Perroncel, la compagne de son coéquipier et ami Wayne Bridge. Alors que Terry se tirait sans trop de dommages de ce scandale, sa femme lui ayant pardonné son incartade, l'infortuné Wayne Bridge prenait en quelque sorte une double peine, refusant d'être sélectionné en équipe nationale et perdant dans la foulée la garde de son fils.

William Gallas/Samir Nasri

William Gallas/Samir Nasri

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Que se passe-t-il lorsque vous prenez deux gros melons trop mûrs et que vous les fracassez l'un contre l'autre ? Pour le savoir, il suffit de se souvenir du clash entre Gallas et Nasri lors d'un entraînement de l'Euro 2008. « Comment tu me parles ? Pour qui tu te prends ? T'as que vingt ans, je ne suis pas ton ami », lance Gallas. « Mais moi non plus, je ne suis pas ton ami », rétorque Nasri. Quelques semaines plus tard, Nasri rejoint l'Arsenal où évolue Gallas. Ils ne s'adresseront jamais la parole sauf pour s'insulter. Fin 2010, alors que Gallas a rejoint Tottenham, les deux hommes refusent de se serrer la main lors d'un match entre Tottenham et Arsenal.

Iker Casillas/Alvaro Arbeloa

Iker Casillas/Alvaro Arbeloa

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Entre Casillas (au centre) et Arbeloa (à droite), les relations n'ont pas toujours été au beau fixe. Lorsqu'il défendait la cage du Real Madrid, Casillas exerçait son emprise sur le vestiaire madrilène. Une attitude que n'appréciait guère le latéral droit Alvaro Arbeloa, lequel participa ouvertement à la campagne de dénigrement de son capitaine sous l'ère Mourinho, soutenant publiquement le numéro deux des gardiens Diego Lopez et soufflant à qui voulait l'entendre que « Saint Iker », marié à la journaliste sportive Sara Carbonero, était responsable de fuites dans la presse.

Mbaye Leye/Franck Berrier

Mbaye Leye/Franck Berrier

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En 2013, lors d'une rencontre opposant Zulte Waregem à Genk, une vive altercation eut lieu entre Mbaye Leye et Franck Berrier suite à un penalty manqué par le joueur africain. Au point que ce dernier gifla carrément son coéquipier en direct. À l'issue du match, le bouillant Sénégalais se confiait en ces termes au micro de Julien Courtois, le commentateur de VOO Foot : « Ce n'est pas une réaction à chaud. C'est à froid. L'année prochaine, à Zulte Waregem, il y aura seulement Mbaye Leye ou Franck Berrier. Pas les deux.» Ce clash mettait en lumière les relations très tendues entre deux joueurs qui se détestaient déjà lorsqu'ils évoluaient ensemble au Standard de Liège quelques années auparavant.

Karim Benzema/Hatem Ben Arfa

Karim Benzema/Hatem Ben Arfa

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Ces deux-là ont beau se connaître sur le bout des doigts (ils font partie de la fameuse « Génération 87 » sacrée championne d'Europe des moins de 17 ans en 2004), ils ne seront jamais les meilleurs amis de la terre. Au point de s'embrouiller à plusieurs reprises, comme le reconnaîtra Ben Arfa dans le journal « La Provence » : « Sur un terrain, on va dans le même sens. Le reste, ce n'est pas grave. On s'est engueulés pour des conneries de gamins. On se parlait, on ne se parlait pas. Ce n'est pas un ami mais je n'ai rien contre lui.» Point d'orgue de cette relation chaotique, un match des Bleus en mars 2008 au cours duquel Benzema refuse de serrer la main de son coéquipier au moment d'être remplacé.

Mauro Icardi/Maxi Lopez

Mauro Icardi/Maxi Lopez

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Coéquipiers et amis lorsqu'ils évoluaient ensemble à la Sampdoria, Mauro Icardi et Maxi Lopez sont aujourd'hui les pires ennemis du monde. En réalité, les deux hommes ont partagé plus que des séances d'entraînement, puisque Wanda Nara, la femme de Maxi Lopez, s'est barrée avec le coéquipier de son mari, emportant avec elle ses 3 gamins. Transféré depuis à l'Inter, Mauro Icardi a poussé le vice jusqu'à se faire tatouer sur le bras le visage des enfants de Maxi Lopez et à partager le tout sur les réseaux sociaux.

Zlatan Ibrahimovic/Rafael van der Vaart

Zlatan Ibrahimovic/Rafael van der Vaart

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Au cours de sa carrière, Zlatan Ibrahimovic a eu maille à partir avec plusieurs de ses coéquipiers. On peut citer Fredrik Ljungberg, Oguchi Onyewu ou encore Jonathan Zebina. Mais c'est avec Rafael van der Vaart qu'Ibra a eu les relations les plus orageuses. En août 2004, lors d'un match amical opposant la Suède aux Pays-Bas, Zlatan, d'un tacle un peu trop appuyé, écrase volontairement la cheville du Néerlandais, son coéquipier d'alors à l'Ajax Amsterdam. Mortifié, van der Vaart s'épanche dans les médias, ce qui a le don d'agacer le géant suédois, lequel rétorque en ces termes : « Hé mec, si t'as un truc à me dire, tu me le dis à moi, tu vas pas voir la presse.» Rappelons pour l'anecdote que van der Vaart avait épousé l'ex-petite amie du Suédois. Ceci explique peut-être cela...

Lothar Matthäus/Bixente Lizarazu

Lothar Matthäus/Bixente Lizarazu

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Dans les années 1990, le Bayern Munich était surnommé le « FC Hollywood » en raison des nombreuses chamailleries et déclarations sulfureuses censées ne pas franchir les portes des vestiaires. Un joueur en particulier synthétise cette tension, Lothar Matthäus qui s'est pris la tête avec plusieurs de ses équipiers. La plus violente altercation fut celle qui l'opposa, en août 1999, au Français Bixente Lizarazu, même si, sur la photo, tous deux semblent s'entendre comme larrons en foire. Lors d'une séance d'entraînement plutôt virile, les deux hommes s'invectivent, s'insultent et finissent par en venir aux mains. Une gifle de l'Allemand, suivie d'une mandale du Basque, justifiée comme suit par le beau Bixente : «?Dans les grands clubs, il faut marquer son territoire, et c'est ce que j'ai fait avec cet acte.»

Andy Cole/Teddy Sheringham

Andy Cole/Teddy Sheringham

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Quinze ans de rapports tendus à cause d'une poignée de main refusée. Dans une entrevue accordée au quotidien anglais « The Independent », Cole expliquait la brouille en ces termes : « Début 1995, pour mes premiers pas en équipe d'Angleterre, je le remplace. Il sort du terrain et, devant 60 000 spectateurs, refuse ma poignée de main. À partir de ce moment-là, j'ai su qu'on ne s'entendrait jamais. Deux ans plus tard, il est arrivé à Manchester United où je jouais. On ne s'est jamais parlé. Je l'ai haï pendant quinze ans.» En février 1998, le silence entre les deux hommes se rompt enfin, mais pas pour la bonne cause : Sheringham interpelle Cole pour lui reprocher une erreur qui a amené le but de Bolton contre les Red Devils (1-1).

Franck Ribéry/Yoann Gourcuff

Franck Ribéry/Yoann Gourcuff

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Ce n'est un secret pour personne : en équipe de France, sous la direction de Raymond Domenech, Ribéry et Gourcuff n'ont jamais fait bon ménage. Jaloux de la starisation naissante de Gourcuff, Ribéry mena une guerre psychologique sans pitié à l'encontre de l'ex-Bordelais, entraînant dans son sillage quelques « fortes têtes » telles que Patrice Évra, Nicolas Anelka et Florent Malouda. Pierre Ménès, le journaliste de Canal+, décrit en ces termes l'état d'esprit qui animait certains joueurs des « Bleus » à l'égard de Gourcuff : « Ce que le groupe ou une partie du groupe a fait à Gourcuff, c'est inique, ça n'a pas de mot... C'est du racisme anti-blanc.»

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