Les supporters les plus « enthousiastes » d'Europe

Très souvent, les fans s'investissent émotionnellement et s'identifient au club qu'ils supportent. Tandis que certains puristes viennent au stade dans l'espoir d'assister à un spectacle, d'autres ne demandent qu'à en découdre, confondant enthousiasme et fanatisme, fan attitude et hooliganisme. Coup de projecteur sur une dizaine de clubs européens dont le stade se transforme souvent en chaudron infernal.
Les supporters les plus « enthousiastes » d'Europe

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Borussia Dortmund

Borussia Dortmund

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Axel Witsel et Michy Batshuayi pourraient en parler pendant des heures. Le « kop » du Borussia Dortmund est l'un des plus fanatiques d'Europe. Avec 25 000 places debout, le virage sud du Signal Iduna Park, l'antre du Borussia, constitue la plus grande tribune de supporters en Europe. Surnommée le « Mur jaune » (« Die Gelbe Wand »), cette impressionnante marée humaine est le véritable épicentre de la ferveur du club.

Atlético Madrid

Atlético Madrid

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S'il ne possède pas autant de trophées que son illustre voisin, le Real, l'Atlético bénéficie de l'amour inconditionnel de ses fans. Dans le stade Wanda Metropolitano, qui accueille désormais les « Rojiblancos », l'atmosphère est beaucoup plus « rock'n'roll » qu'à Santiago Bernabéu, où le public fait preuve de plus de modération. La victime la plus récente du fanatisme des supporters de l'Atlético n'est autre que Thibaut Courtois. Aux abords du Wanda Metropolitano se trouvent des plaques rendant hommage aux joueurs ayant disputé plus de cent matches sous les couleurs de l'Atlético. Pour exprimer leur mécontentement suite au transfert de leur ancien gardien chez le rival de toujours, certains supporters ont vandalisé la plaque de Courtois à grand renfort de crachats, de jets de bière et de peinture rouge.

Liverpool

Liverpool

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Le chant mythique des supporters de Liverpool, c'est frissons et chair de poule garantis. Entonné par les fans des « Reds » avant chaque rencontre, « You'll Never Walk Alone » est devenu l'hymne, ainsi que la devise du club. « 2 minutes et 38 secondes de pure magie » : voilà comment George Sephton, speaker d'Anfield depuis 1965, qualifie ce chant repris à tue-tête par un kop enthousiaste. Malgré des résultats plutôt mitigés (seule une Coupe de la Ligue figure au palmarès du club ces dix dernières années), les « Reds » peuvent compter sur un public enthousiaste que d'aucuns considèrent comme le meilleur au monde.

Galatasaray

Galatasaray

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En Turquie, football rime avec folie. Un constat qui s'est encore vérifié en mars dernier lorsque, à la veille du derby devant l'opposer à son grand rival Fenerbahçe, le club stambouliote a organisé, dans son stade Ali-Sami-Yen, un entraînement ouvert au public. À la surprise générale, 28 000 fans enthousiastes ont littéralement mis le feu à grand renfort de fumigènes. Et il ne s'agissait que d'un entraînement !

Celtic FC

Celtic FC

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Lorsque le « kop » du Celtic FC, le club écossais de tous les records, entame à l'unisson « Just can't get enough », le titre phare du groupe Depeche Mode, l'ambiance est à son paroxysme. Alors que la notoriété du football écossais est quelque peu en berne, le Celtic compte 160 clubs de supporters, répartis dans une vingtaine de pays. À défaut d'avoir vu l'un des leurs remporter un trophée individuel lors de la cérémonie des « Best FIFA Awards » en 2017, les fans des « Bhoys » ont été élus meilleurs supporters du monde, devant ceux du Borussia Dortmund et du FC Copenhague.

Fenerbahçe

Fenerbahçe

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En termes d'ambiance, Fenerbahçe n'a rien à envier à Galatasaray, l'ennemi de toujours. Les supporters n'ont pas leur pareil pour embraser un stade et invectiver l'adversaire. En avril dernier, la demi-finale retour de Coupe de Turquie entre Fenerbahçe et Besiktas, l'autre rival stambouliote, a été stoppée à la 57e minute de jeu. En cause : des jets de projectiles. Touché à la tête par l'un d'entre eux, l'entraîneur de Besiktas Senol Günes a été transporté d'urgence à l'hôpital. Résultat des courses : cinq points de suture et une nuit d'hospitalisation !

Olympiakos

Olympiakos

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Kevin Mirallas peut en témoigner : les fans de l'Olympiakos sont bel et bien les plus enthousiastes de Grèce. Placé sur une voie de garage à Everton, notre compatriote a retrouvé l'Olympiakos Le Pirée en janvier 2018, un club dont il avait porté les couleurs entre 2010 et 2012. Chouchou du public du stade Karaïskaki, Mirallas a été accueilli à grand renfort de fumigènes par des supporters en délire. Pourtant, l'exemplarité n'est pas la marque de fabrique des supporters athéniens. « Nous sommes des hooligans. Notre priorité, c'est de nous battre pour notre équipe, pas de la supporter », affirme sans sourciller Petros, l'un des tauliers de l'univers ultra du club.

Olympique de Marseille

Olympique de Marseille

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Les supporters marseillais ont le sang chaud. Demandez plutôt à Patrice Évra ce qu'il en pense. En novembre 2017, pendant l'échauffement précédant le match de Ligue Europa entre Guimaraes et l'OM, Évra a été pris à partie par une poignée de supporters phocéens mécontents de son niveau de jeu. Incapable de se contrôler, l'ancien défenseur des « Bleus » a asséné un violent coup de pied à l'un de ses détracteurs. Un geste insensé qui lui a valu d'écoper d'un carton rouge avant même le début de la rencontre, ainsi que d'une mise à pied de la part de la direction du club marseillais.

Standard de Liège

Standard de Liège

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Et en Belgique, nous direz-vous ? Considérés par certains comme les meilleurs supporters de Belgique, les fans des « Rouches » font preuve d'un engouement et d'une ferveur qui provoquent l'admiration, mais également l'envie de leurs concurrents. Et ce, en dépit de quelques dérapages incontrôlés. Tout le monde a en mémoire l'épisode Dufour : outrés par le passage de leur ancien joueur au Sporting d'Anderlecht, le kop liégeois lui réserva un accueil d'un goût douteux lors du « Classico », brandissant une banderole qui représentait un homme masqué tenant une machette ensanglantée dans la main droite et la tête du « traître » dans l'autre, avec la mention « Red or Dead ».

Napoli

Napoli

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« Driesjeeeeeeeee... Merteeeeens! » À chaque fois que le speaker de San Paolo énonce le nom de notre compatriote, il met le feu au stade. Les supporters italiens, particulièrement ceux du Sud, sont connus pour être exaltés, voire possédés. Les adversaires sont considérés comme des ennemis et les joueurs locaux comme de véritables héros. Et Dries Mertens dans tout cela ? Le Louvaniste est devenu une icône à l'ombre du Vésuve. Les « tifosi » l'adorent et lui vouent un véritable culte.



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