On this day: le monde du cyclisme pleure le départ de Wouter Weylandt

Le 9 mai 2011 est une date qui donne encore la chair de poule aux amateurs de cyclisme. Il y a neuf ans, jour pour jour, Wouter Weylandt fut victime d'une chute mortelle sur le Giro. Malheureusement, ce n'est pas le premier ni le dernier talent belge qui est décédé trop tôt dans le monde du cyclisme.
On this day: le monde du cyclisme pleure le départ de Wouter Weylandt

© Belgian_Freelance

Le toujours souriant Wouter Weylandt voit le jour le 27 septembre 1984 à Saint-Denis-Westrem à Gand. En tant que jeune coureur, il fait ses débuts professionnels chez Quick Step aux côtés de Tom Boonen ou encore Paolo Bettini. Grand espoir du cyclisme belge, Weylandt sera aligné pendant de nombreuses années par la formation de Patrick Lefevere dans les classiques printanières. Ses plus grands faits d'armes ? Une troisième place à Gand-Wevelgem en 2008 et une dixième place à Paris-Roubaix un an plus tard.

Cependant, tout comme Tommeke, Weylandt est aussi un excellent sprinter. Ses capacités lui permettent notamment de glaner une étape à la Vuelta et sur le Tour d'Italie, respectivement en 2008 et 2010. Un an plus tard, la troisième étape du Giro, celle qui lui avait souri, lui sera fatale...

Une chute anodine met fin à une carrière prometteuse

Une chute anodine met fin à une carrière prometteuse

© Imago

À 26 ans, Weylandt décide de rejoindre la Team Leopard-Trek. Il y retrouve notamment le grand concurrent de Boonen, Fabian Cancellara, aux côtés des frères Schleck et Jens Voigt, entre autres. C'est au sein de cette formation qu'il disputera le Giro cette année-là.

Après une belle neuvième place lors de la deuxième journée, le Gantois entame la troisième étape gonflé à bloc. Il faut dire que c'était cette étape qui avait valu la plus belle victoire de sa jeune carrière l'année précédente à Middelbourg. À environ 25 kilomètres de l'arrivée, cependant, dans la descente singulière du Passo del Bocco, le destin décida du sort du coureur. Alors qu'il regarde par-dessus son épaule pour parler à d'autres coureurs, le côté gauche de son vélo heurte un muret et le propulse sur la route sur une vingtaine de mètres. Les services d'urgence arrivent rapidement, mais en vain. Le cycliste prometteur meurt sur les lieux d'une fracture du crâne.

Le lendemain, la quatrième étape fut neutralisée. Les coéquipiers de Weylandts et son grand ami Tyler Farrar furent les premiers à franchir la ligne avant de quitter définitivement le Giro. L'organisation de la course décida également de ne plus jamais attribuer le numéro 108, avec lequel Weylandt avait disputé la course.

Le cyclisme belge lourdement endeuillé

Le cyclisme belge lourdement endeuillé

© Belga/AFP

Malheureusement pour le cyclisme belge, d'autres coureurs ont également perdu la vie sur la route. On pense notamment à la mort prématurée de Jean-Pierre Monseré à seulement 22 ans, ou ces dernières années à celle de Michael Goolaerts et de Bjorg Lambrecht.

Malgré les appels répétés en faveur d'une plus grande sécurité, chaque année, on assiste à d'innombrables chutes, dont certaines sont parfois mortelles. C'est la raison pour laquelle il est avéré que le cyclisme reste l'un des sports les plus dangereux au monde.

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