23 Diables à la poursuite de l'étoile...

Ils sont vingt-trois... 23 Diables à partir à la conquête de la plus belle étoile du monde. Celle qui vient s'imprimer juste au-dessus de l'écusson d'un maillot national. Celle qui, pour toujours, transforme une équipe en mythe. Champions du Monde! Autant dire héros des temps modernes...
23 Diables à la poursuite de l'étoile...

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Les Diables sont en Russie pour réussir un grand truc. Dans la peau de l'outsider que plus personne n'attend, ils ont peut-être trouvé le plus beau des scénarios. Ils sont 23 à rêver, comme nous, d'un impossible exploit. 23 joueurs pour bâtir une équipe et réaliser l'impensable. Nous comptons sur chacun d'entre eux. Voici vingt-trois Diables pour décrocher une première étoile.

Thibaut Courtois, Monsieur Clean Sheet

Thibaut Courtois, Monsieur Clean Sheet

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Ambitieux, perfectionniste, lucide sur ses propres performances et celles de l'équipe, il garde le groupe les pieds sur terre. Flegmatique, calme et motivé en toutes circonstances, il rassure sa défense et tout un pays. S'il réussit une grande Coupe du Monde, les Diables ne seront pas loin des sommets. Car quand on garde le zéro derrière, les choses deviennent plus faciles. "Un clean sheet est toujours quelque chose de positif, mon père garde toutes ces statistiques dans un fichier Excel. Après le match contre le Portugal, il m'a fait savoir que j'avais rendu une copie parfaite dans cinquante pour cent de mes matches: 28 clean sheets sur 56 matchs internationaux." expliquait-il récemment. Depuis, s'il n'a pas encaissé contre l'Egypte, il s'est fait surprendre par Bryan Ruiz face au Costa Rica. Un but encaissé tous les 3 matches, c'est une moyenne suffisante pour soulever le trophée: lors d'un Mondial à 32 équipes, les 5 derniers vainqueurs n'ont jamais encaissé plus de 4 goals en 7 matches.

Simon Mignolet, la doublure parfaite

Simon Mignolet, la doublure parfaite

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Si Jurgen Klopp semble avoir tranché en faveur de Loris Karius pour défendre les buts de Liverpool, Simon Mignolet a toujours fait le job chez les Diables. Quand les circonstances l'exigent, il sait répondre présent et ce sera encore le cas en Russie, même s'il a peu joué depuis janvier. Quoi qu'il arrive, ce Mondial sera comme une bouffée d'oxygène pour lui, après une des saisons les plus difficiles de sa carrière. Malgré son statut d'éternel numéro 2 chez les Diables, où il est barré par Thibaut Courtois, il ne fait jamais de vagues. Un nouveau défi l'attend la saison prochaine. En attendant, il est heureux d'être là et se tient prêt, si nécessaire. "Depuis ma première sélection, cela a toujours été un honneur de jouer pour mon pays et représenter ma nation," a-t-il expliqué après l'annonce de sa présence dans la liste des 23.

Koen Casteels, l’étoile montante

Koen Casteels, l’étoile montante

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Elu par le magazine allemand Kicker "meilleur gardien de Bundesliga", malgré une saison difficile où Wolfsburg a bataillé pour éviter la relégation, Koen Casteels devra remplir le rôle très particulier de troisième gardien pendant cette Coupe du Monde. Un rôle obscur auprès des deux premiers gardiens de la hiérarchie. Sous contrat à Wolfsburg jusqu'en 2021, il serait en contact avec le Barça pour devenir la doublure de Ter Stegen. Préféré à Matz Sels pour la liste des 23, c'est la valeur montante à son poste.

Vincent Kompany, un intermittent du spectacle

Vincent Kompany, un intermittent du spectacle

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Un monstre de talent dans un corps devenu fragile. Vincent Kompany, adoré par les fans, véritable âme et leader incontesté de l'équipe, est aussi devenu son principal point d'interrogation. Enchaînant les blessures à intervalles réguliers, il est devenu par la force des choses un intermittent du spectacle. Habitué à renaître de ses cendres après chaque pépin physique, il paraît désormais clair qu'il ne jouer pas le premier match face au Panama. Enchaînant les blessures à intervalles réguliers, Vincent Kompany reste le leader charismatique des Diables. Sur le terrain ou dans les coulisses, la Belgique aura besoin de son expérience et de son positivisme en Russie. Mais il faudra un jour apprendre à gagner sans lui. Car ses adieux à l'équipe nationale se sont sans doute pas si éloignés que ça...

Toby Alderweireld, la valeur sûre

Toby Alderweireld, la valeur sûre

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Anversois jusqu'au bout des ongles, il a quitté très tôt le Beerschot pour l'Ajax avant de rejoindre successivement, l'Atletico, Southampton et Tottenham. Anciennement utilisé comme arrière-droit par Leekens et Wilmots, il joue à présent dans l'axe droit d'une défense à trois avec son complice Jan Vertonghen. Très croyant, il s'est fait tatouer sur les bras la vierge Marie, le dieu de Michel-Ange ou la cathédrale d'Anvers. Après une saison difficile chez les Spurs, où il a longtemps été en conflit avec sa direction, il s'est bien relancé au printemps et arrive assez frais sur cette Coupe du Monde. Son jeu long et sa présence de la tête sur corner seront très utiles aux Diables.

Jan Vertonghen, le super héros aux 100 capes

Jan Vertonghen, le super héros aux 100 capes

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2 juin 2007 – 2 juin 2018. Onze ans jour pour jour après sa première sélection, Jan Verthongen, 31 ans, a fêté sa centième cape chez les Diables face au Portugal. "J'avais dit il y a quelques mois, au moment de battre le record de Jan Ceulemans (96 sélections), que je voulais vivre ce moment. On n'atteint les cent capes qu'à une seule reprise dans sa carrière et j'en suis très fier. Il ne faut pas que tout tourne autour de cela mais je suis très heureux d'atteindre ce cap. La seule chose qui est dommage, c'est que les deux records (dépasser Ceulemans et atteindre le chiffre magique de 100) soient si proches." Grand ami de Mousa Dembélé dans le privé, il forme une charnière centrale très expérimentée à Tottenham et chez les Diables avec Toby Alderweireld. Parfois capable de se transformer en buteur, il part en Russie plein d'ambition: "Ce sera notre troisième tournoi majeur de rang. Nous nous rendons compte que c'est l'occasion ultime de montrer quelque chose. Dans deux ans, beaucoup de gars ne seront plus là. Ce serait dommage que nous n'ayons rien pu en tirer."

Thomas Meunier, la plus belle progression

Thomas Meunier, la plus belle progression

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Thomas Meunier est sans doute la plus belle histoire de progression du football belge de ces dernières années. Venu de la province du Luxembourg, il est passé de Virton à Bruges, avant de se poser au PSG, en cinq saisons. Devenu un titulaire plus que régulier chez les Diables, cet attaquant reconverti en défenseur, adore arpenter le flanc droit de notre équipe nationale et avaler des kilomètres sur son flanc. Optimiste de nature, meunier est ambitieux pour cette Coupe du Monde. "C'est le moment ou jamais de prouver à la terre entière que ce pays a des qualités et un super groupe", explique-t-il. Après deux quarts de finale, au Mondial 2014 et à l'Euro 2016, la Belgique doit progresser: "Atteindre les demi-finales, ce serait un super résultat. C'est le bon moment. Ce groupe joue ensemble depuis de longues années. Nous devons faire la différence et nous avons tout en mains pour y arriver, les demies sont notre objectif. Après, c'est vrai qu'il y a des détails qui comptent, si tu joues le Brésil en quarts, ce qui est possible, les choses se compliquent". Mais il ne craint pas de croiser ses équipiers du PSG sur sa route, au contraire: "J'espère affronter le Brésil! Si on venait à éliminer la France et le Brésil, ce serait un tournoi réussi", plaisante-t-il.

Dedryck Boyata, le conte de fées

Dedryck Boyata, le conte de fées

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Même s'il côtoie l'équipe nationale depuis plusieurs années, Dedryck Boyata est relativement peu connu du public en Belgique. Titulaire pour la seconde fois de sa carrière avec la Belgique face au Costa Rica, Dedryck Boyata a pu démontrer toutes ses qualités. Dedryck Boyata a fait ses classes au RCS Saint-Josse, au RWS Woluwe et au FC Brussels avant de prendre la direction de Manchester City en 2006, à l'âge de 16 ans. Il honore sa première sélection avec les Diables en 2010 pour les matches de qualification pour l'Euro 2012 contre le Kazakhstan et l'Autriche. En 2015, il s'engage avec le Celtic Glasgow et devient un élément incontournable de la défense écossaise. La suite est un conte de fées. Dedryck Boyata obtient sa place dans la liste des 23 joueurs qui partiront en Russie. Une revanche pour celui qui n'était pas du voyage lors de l'Euro 2016, à cause d'une blessure de dernière minute. Cette fois, si la blessure de Kompany devait se confirmer, il sera peut-être une des révélations du Mondial...

Thomas Vermaelen, l'énigme

Thomas Vermaelen, l'énigme

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Blessé aux ischio-jambiers depuis l'avant-dernière journée de la Liga, le défenseur du Barça n'a plus joué depuis la mi-mai. Ce deuxième défenseur axial de classe internationale au physique fragile inquiète les fans des Diables et complique les choix de Roberto Martinez. Sa présence dans le groupe indique que le coach a confiance en lui et qu'il est convaincu qu'il sera retapé à temps. Si sa blessure évolue favorablement, il pourrait jouer un rôle intéressant dans ce Mondial, à partir des huitièmes. Curieusement, Vermaelen se retrouve dans une situation semblable à celle de 2016 lorsqu'il n'avait pas beaucoup joué durant la saison en raison de blessures. A l'Euro, en France, il avait été l'un des meilleurs Diables Rouges. "Cela me donne confiance", explique Vermaelen. "C'est vrai, cette préparation n'est pas idéale, mais je sens que je suis sur le bon chemin."

Leander Dendoncker, polyvalent mais pas figurant

Leander Dendoncker, polyvalent mais pas figurant

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Seul joueur de la sélection à évoluer dans le championnat belge, Leander Dendoncker a été repris une première fois par Marc Wilmots en juin 2015. Il s'est ensuite installé dans le groupe des Diables Rouges depuis l’arrivée de Roberto Martinez. Il n'a toutefois pas encore bénéficié de beaucoup de temps de jeu. Malgré une saison très compliquée avec les Mauves, le milieu défensif a profité de sa polyvalence (demi défensif ou défenseur central) pour intégrer la liste des 23. "C’est vrai que c’est la pire saison de ma carrière mais ce n’est pas une surprise pour moi d’être dans les 23. J’ai toujours été sélectionné. Je suis surtout très content d’être là et content de représenter Anderlecht", explique-t-il. «Personne ne veut être un figurant pendant une Coupe du monde. Mais il ne faut pas non plus s’attendre à soudainement jouer tous les matches. Ce ne serait pas logique quand on voit qui est devant moi. Si je joue, je ne vais pas me mettre à stresser, même si un Mondial est quelque chose de complètement différent. C’est le top du top. Je vais essayer de rester serein ».

Axel Witsel, la tour de contrôle

Axel Witsel, la tour de contrôle

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Elles sont aujourd’hui bien loin, les polémiques autour de son supposé manque de vitesse, de son jeu parfois jugé trop latéral et de son transfert-surprise en Chine en janvier 2017, critiquable d'un point de vue sportif. Axel Witsel est aujourd’hui devenu un pion indispensable sur l’échiquier de Roberto Martinez et un titulaire indiscutable chez les Diables. Milieu offensif de formation, il a été repositionné par Marc Wilmots devant la défense à trois. Depuis, il est indéboulonnable. Sa discipline, louangée par tous ses coaches, permet à l’entrejeu belge de conserver son équilibre et libère des joueurs plus offensifs comme Eden Hazard ou Kevin De Bruyne.

Récupérateur inlassable, très efficace dans la conservation du ballon, précieux par sa taille et son calme, il apporte sérénité et garanties défensives à l’équipe. “Tout est bien en équilibre dans le système de Martinez. Ma collaboration avec Kevin De Bruyne se passe très bien. Je suis plus défensif que lui, mais nous sommes tous les deux capables de faire le jeu”, dit l’ancien joueur du Zenit Saint-Petersbourg, tout heureux de disputer ce Mondial en Russie. « Cela fait plaisir de revenir en Russie. J’y ai habité pendant quatre ans et demi et je n’ai que de bons souvenirs. Mais le fait de jouer en Russie ne me met pas de pression supplémentaire. Peu importe où on joue. Il faut donner le maximum pour l’équipe”, expliquait-il en conférence de presse, tout en espérant effacer les déceptions de l’Euro 2016 et de la Coupe du Monde 2014. “Au Brésil, c’était notre première Coupe du monde, on n’avait pas beaucoup d’expérience et c’était l’Argentine face à nous. C’est clair que ça serait une déception si l’on n’atteignait pas le dernier carré, en tous cas pour moi. On a plus d’expérience qu’il y a quatre ans, on est mieux armés, on a plus confiance en nous, en notre jeu”.

Marouane Fellaini, le démolisseur

Marouane Fellaini, le démolisseur

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Marouane Fellaini a commencé sa carrière internationale presque en même temps qu’Axel Witsel. Le joueur de Manchester United a obtenu sa première cap en mars 2007, avant que son partenaire ne le rejoigne un an plus tard. A l’époque, ils ont très souvent joué ensemble (43 titularisations en commun). Lorsque Marc Wilmots a eu l’idée de positionner Axel Witsel en demi-défensif, son partenaire dans l’axe a souvent été le grand Marouane. En début de campagne pour le Mondial russe, Roberto Martinez avait prolongé la formule à deux sentinelles. Mais petit à petit, Witsel et Fellaini ont évolué ensemble de plus en plus rarement. Depuis que Martinez a revu son équipe-type en installant De Bruyne un cran plus bas, aux côtés de Witsel, Fellaini a perdu sa place. Du moins en tant que titulaire. Depuis sa première sélection en 2007, Marouane a joué à tous les postes de l'entrejeu. Et même parfois en attaque où son jeu de tête et sa présence physique ont débloqué quelques situations épineuses. S'il est moins indispensable depuis l'arrivée de Roberto Martinez, son gabarit et ses qualités atypiques font de lui un atout indéniable.

Kevin De Bruyne, l'accélérateur

Kevin De Bruyne, l'accélérateur

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Si Eden Hazard est l'artiste de la sélection, Kevin de Bruyne en est, pour beaucoup d’observateurs, le véritable patron. Le maître à jouer de Manchester City reste le roi de la passe qui tue avec 16 assists et 106 passes-clés distribués cette saison en Premier League.

Pièce essentielle du dispositif de Guardiola, Kevin a encore franchi un cap cette année. Replacé en relayeur par le technicien catalan dans le schéma tactique de City, KDB touche plus de ballons, oriente les attaques, et joue le rôle de catalyseur et d’accélérateur du jeu des Citizens. "Kevin de Bruyne est le meilleur joueur en Europe, à l’exception d’un [Lionel Messi, NDLR]. J’aimerais l’aider à l’amener au plus haut niveau possible", explique Guardiola en parlant de sa pépite belge dont les inspirations sublimes ont déjà déchiré tous les rideaux défensifs d’Europe. Doté d’une vision du jeu exceptionnelle, il devine les espaces avant tout le monde et ses passes au 'laser' dessinent une géométrie dont il est le seul à connaître les secrets. Sans oublier que son tir meurtrier fait aussi souvent mouche. En équipe nationale, il reste un pion absolument essentiel. Sous ses airs parfois boudeurs, il rêve sûrement d’être une des grandes stars de cette Coupe du Monde.

Nacer Chadli, l'élégant

Nacer Chadli, l'élégant

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Nacer est un habitué de la sélection, où il est régulièrement appelé depuis 2011. Ce joueur très technique et particulièrement élégant, sort d’une saison quasi blanche avec West Bromwich Albion (6 apparitions) et sa fraîcheur pourrait être bien utile aux Diables. « Si je n’avais pas joué de bons matchs avec l’équipe nationale, avec la saison que j’ai eue, je ne serais pas dans le groupe. J’ai craint de ne pas être ici après cette saison difficile », a expliqué Chadli aux médias. « J’ai eu trois blessures. J’ai beaucoup travaillé sur le volume aussi pour rattraper mon retard sur ceux qui ont joué 50 matchs cette saison, il y a un monde de différence. » Roberto Martinez qui apprécie sa polyvalence, peut utiliser Nacer dans les deux couloirs, comme alternative à Meunier et à Carrasco. Mais le Liégeois peut occuper à peu près n’importe quel poste au milieu de terrain. Combinant puissance athlétique et finesse technique, il sait aussi se transformer en buteur, comme le prouve la vidéo ci-dessous…

Moussa Dembélé, le douzième homme

Moussa Dembélé, le douzième homme

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Ancien attaquant, Mousa Dembélé charme les supporters de Tottenham depuis de nombreuses années dans sa position de milieu relayeur. Considéré comme plus technique encore qu’Eden Hazard, ses dribbles chaloupés font merveille, même si certain critiquent parfois une forme de nonchalance et une trop grande prise de risques. Toujours dans l’équipe mais jamais vraiment titulaire, Mousa est un peu le douzième homme des Diables. Mais il possède de nombreux admirateurs, dont plusieurs grands noms du football. Pour Steven Gerrard, Dembélé n’a pas d’équivalent. "C'est un milieu de terrain unique. Normalement, les milieux cherchent la combinaison, le une-deux. Dembélé, lui, est capable d'humilier un adversaire avec ses qualités. Il n'y a rien de pire qu'un joueur qui passe tranquillement à côté de vous ballon au pied avec une incroyable maîtrise". Un avis partagé par Franck Lampard : "Il domine l'entrejeu. Ce qui est impressionnant, c'est la manière dont il parvient à conserver le ballon. À la base, je ne suis pas un grand partisan des dribbles au milieu de terrain. Je considère qu'il ne faut pas trop chipoter. Mais ce n'est pas le cas de Dembélé". Le Diable Rouge qui a déjà de convaincu les grands noms du football espère maintenant pouvoir prouver tout son talent à la face du monde…

Yannick Carrasco, l'anguille

Yannick Carrasco, l'anguille

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Même s'il ne reproduit que rarement en équipe nationale ses déboulés sur le flanc gauche, très appréciés à Madrid, il se fond progressivement dans le moule tactique souhaité par Roberto Martinez. Son abattage défensif et sa couverture du flanc gauche ont nettement progressé. Il semble être devenu un des onze titulaires réguliers de l'équipe. S'il retrouve son art du un-contre-un et qu'il est capable de prendre des risques mesurés au bon moment, il peut être d'une grande utilité aux Diables. Reste à devenir buteur un peu plus souvent...

Youri Tielemans, demain est un autre jour

Youri Tielemans, demain est un autre jour

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Assez discret à Monaco cette saison mais très apprécié du sélectionneur, qui voit en lui l'avenir des Diables, Youri est principalement venu en Russie pour apprendre et il le sait. Vivre dans l'intimité du groupe, ressentir la pression d'un grand événement, autant d'expériences accumulées qui lui serviront plus tard. Sélectionné une première fois en juin 2015, il doit attendre la nomination de Roberto Martinez pour s'installer dans le groupe, le patron des Diables l’ayant régulièrement utilisé lors de la campagne qualificative. Qui sait ? Il pourra peut-être déjà rendre de fiers services en Russie.

Romelu Lukaku, le diamant brut

Romelu Lukaku, le diamant brut

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Beaucoup le disent perfectible. Et c'est sans doute vrai. Mais sa précocité et ses statistiques sont la meilleure réponse aux sceptiques. A 24 ans à peine, Romelu Lukaku est devenu une véritable 'goal machine'. Avec plus de 100 buts inscrits en Premier League (17 à West Bromwich, 68 à Everton, et le reste à Manchester United), il est devenu le cinquième plus jeune joueur de l’histoire à atteindre ce chiffre magique, après Harry Kane, Wayne Rooney, Robbie Fowler et Michael Owen. Meilleur buteur de l'histoire des Diables avec 33 buts, c'est désormais un diamant que le monde entier nous envie. Rapide, puissant, doté d'un excellent jeu de tête, c'est un pur finisseur qui compense un certain manque de finesse par un engagement et une présence physique de tous les instants. Lukaku est un vrai numéro 9, efficace dans son rôle de pivot qui lui permet de libérer de l’espace pour ses équipiers. Si les Diables arrivent dans le dernier carré en Russie, il peut raisonnablement viser le titre de meilleur buteur de la compétition.

Dries Mertens, le feu follet

Dries Mertens, le feu follet

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Après deux saisons de feu à Naples, Dries semble s'être enfin imposé dans la peau d'un titulaire sur le flanc droit de l'attaque des Diables, où il a été titularisé lors des derniers matches de préparation. Avec plus de 60 buts en 2 saisons à Naples, où il est devenu un demi-dieu, repositionné en faux 9 en Italie, il s’est imposé comme un buteur de niveau européen. Débarrassé de son costume de joker de luxe, il pourrait mettre tout le monde d'accord pendant cette Coupe du Monde. Sa précision sur coups de pieds arrêtés, ses accélérations incessantes et sa vitesse d'exécution font très mal en Serie A et rien ne devrait l'empêcher, s'il est libéré mentalement, d'étaler sa classe naturelle aux yeux du monde. A 31 ans, le chouchou du public a été un des hommes en vue pendant les qualifications, dans un système tactique qui lui convient parfaitement. Il lui reste maintenant à confirmer tout son potentiel dans un grand rendez-vous…

Michy Batshuayi, le joker souriant

Michy Batshuayi, le joker souriant

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Avec son sourire désarmant, sa joie de vivre, sa technique surprenante et son sens instinctif du but, Michy est de loin le plus beau sourire des Diables. Pas rancunier, alors qu'il doit faire face à la rude concurrence de Romelu Lukaku à la pointe de l'attaque belge, il profite de chaque montée au jeu pour montrer tout son potentiel et son réalisme devant le but. Roberto Martinez devrait l'utiliser dans un rôle de joker. Et 'Batsman', habitué à frapper quand plus personne ne l'attend, sera certainement d'une grande utilité aux Diables. L'annonce de la non-sélection de Christian Benteke l'a libéré en le confirmant dans son statut de deuxième renard des surfaces.

Adnan Januzaj, le miraculé

Adnan Januzaj, le miraculé

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On pourrait dire de lui qu'il est un peu le miraculé de cette liste, puisqu'il va vivre un deuxième Mondial consécutif sans avoir joué la moindre minute en qualifications. Januzaj explose lors de la saison 2013-2014 où il grappille du temps de jeu à Manchester United avant d'être appelé à la surprise générale par Marc Wilmots pour la Coupe du Monde au Brésil. La suite sera nettement moins rose, car le génial gaucher a du mal à confirmer. Après plusieurs expériences ratées (Sunderland, Borussia Dortmund), il finit par trouver chaussure à son pied l'été dernier à la Real Sociedad. Roberto Martinez n'a rien perdu de sa fin de saison réussie et l'intègre à sa liste des 23. Doublure de Mertens sur le flanc droit, il pourrait débloquer des fins de matches compliquées dans le rôle de super sub...

Thorgan et Eden Hazard, les frangins diaboliques

Thorgan et Eden Hazard, les frangins diaboliques

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On a tout écrit sur le talent d'Eden Hazard, qui est sans doute le meilleur joueur du monde, balle au pied, dans les petits espaces. Percussion et vitesse d'exécution sont les atouts du capitaine des Diables, qui peut débloquer toutes les situations d'un coup de rein.

Mais cette fois, nous avons choisi d'associer les deux frères, Eden et Thorgan dans un même hommage. Car deux frangins ensemble dans une Coupe du Monde, cela reste un événement, même si personne n’a oublié les M’penza ou les Lukaku brothers.

En 1954, dans l’équipe d’Allemagne qui remporta la Coupe du Monde, le capitaine Fritz Walter avait un frère dans l’équipe, Ottmar. C’est la première fratrie à être sacrée championne du monde de foot. Plus tard , la Mannschaft verra passer les Hoeneß, les Kremers, les Allofs et les Förster.

En 1966, l’Angleterre décroche la Coupe du Monde avec dans ses rangs le meneur de jeu Bobby Charlton et son frangin défenseur central Jacky.

Dans les années 1970, les frères Willy et René van de Kerkhof, s’inclineront deux fois en finale de Coupe du Monde (1974 et 1978). Les deux frères auraient pu devenir les premiers jumeaux champions du monde. Sous la tunique orange, les frères Ronald et Frank De Boer, Erwin et Ronald Koeman ainsi que Rob et Richard Witschge porteront le même maillot et le même nom de famille

Lors de la Coupe du Monde 2010, pour la première fois deux frères évoluent l’un contre l’autre : Jérôme Boateng et Kevin-Prince Boateng, s’affrontent lors d’un Ghana-Allemagne.

Citons encore les frères Laudrup, Touré ou Neville pour nous rappeler que le le football est parfois une affaire de famille….



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