Les chances des Diables Rouges pour le Mondial : mythe ou réalité ?

Le lundi 21 mai, le sélectionneur fédéral Roberto Martinez a communiqué la liste des 28 joueurs en lice pour représenter notre pays lors de la Coupe du monde 2018. La sélection définitive de 23 joueurs sera connue après le match amical contre le Portugal, prévu le 2 juin.

Les chances des Diables Rouges pour le Mondial : mythe ou réalité ?

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Lors de la phase qualificative pour le Mondial, notre équipe nationale a pratiquement réalisé un sans-faute, totalisant 28 points sur 30 et inscrivant 43 buts en 10 rencontres. Versés dans le groupe G avec le Panama, la Tunisie et l'Angleterre, des adversaires parfaitement à leur portée, nos Diables seront-ils capables de décrocher le « Graal » le 15 juillet prochain ? Tentative de réponse.NB : Les points 2, 3, 4 et 5 sont consacrés à l'analyse des quatre principaux atouts de notre équipe nationale selon la FIFA.

De vieux compagnons de route

De vieux compagnons de route

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Depuis la calamiteuse campagne qualificative en vue de l'Euro 2012, le noyau de notre équipe nationale n'a guère évolué. Bon an mal an, les sélectionneurs successifs ont réitéré leur confiance à un groupe relativement restreint de joueurs. « Peu d'équipes peuvent se vanter de posséder une telle complicité, qui pourrait se révéler un précieux atout », analyse la FIFA.

Des stars à leur zénith

Des stars à leur zénith

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Bien que notre équipe nationale soit un véritable vivier de talents, tous nos espoirs reposeront sur le duo créatif Eden Hazard-Kevin De Bruyne. Tous deux ont livré une excellente saison au plus haut niveau de la Premier League. Eden fait partie des meilleurs buteurs et passeurs de Chelsea, tandis que Kevin est le meilleur distributeur de passes décisives en Europe. Âgés respectivement de 26 et 27 ans, De Bruyne et Hazard se trouvent au sommet de leur art. Leur fin de saison étant relativement calme, ils se présenteront au Mondial en pleine possession de leurs (énormes) moyens.

Robert Martinez n'a que l'embarras du choix

Robert Martinez n'a que l'embarras du choix

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Troisième point d'analyse de la FIFA : la richesse du noyau belge. Depuis sa prise de fonctions, l'entraîneur espagnol a fluidifié la ligne arrière, privilégiant souvent une défense à trois. Il est désormais difficile de trouver des brèches dans son dispositif. La non sélection de Radja Nainggolan en dit long sur la qualité de son banc. Au milieu de terrain comme en attaque, les joueurs capables de faire la différence se bousculent au portillon.

Des outsiders imprévisibles

Des outsiders imprévisibles

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Hormis une finale à l'Euro 1980 et une quatrième place lors du Mondial mexicain de 1986, les Diables Rouges manquent d'expérience en phase finale d'une grande compétition. Et, une fois de plus, cette lacune risque de leur être fatale. Cette année cependant, des incertitudes pèsent sur les favoris traditionnels. Éliminée en demi-finale du dernier Euro, la « Mannschaft » a subi de nombreux remaniements. Si le Brésil semble avoir repris du poil de la bête, s'est-il complètement remis de l'humiliation infligée par l'Allemagne il y a quatre ans et de son parcours décevant en Copa America ? Sur le papier, la France semble capable d'un exploit, à condition qu'elle parvienne à vaincre son manque de régularité. Offensivement très forte, l'Argentine risque de payer cher sa fragilité défensive. Quant à l'Espagne, elle pourrait pâtir de l'épuisement de certains joueurs à l'issue d'une saison éprouvante. Autant de points d'interrogation qui font dire aux observateurs que 2018 pourrait être l'année de la Belgique.

Doutes et inquiétudes à tous les étages

Doutes et inquiétudes à tous les étages

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À quelques semaines du coup d'envoi du Mondial, force est de constater que certains titulaires potentiels sont au centre de toutes les préoccupations. Durement touché à la cheville mi-avril face à Schalke 04, Michy Batshuayi travaille dur pour être rétabli à temps. Si la blessure au genou de Vincent Kompany semble relativement anodine, ce sont les rechutes à répétition qui préoccupent les observateurs. Victime d'un coup direct sur la cheville, Romelu Lukaku quitta la pelouse en boitant lors du duel opposant Manchester United à Arsenal le 29 avril dernier. Il devrait néanmoins être remis sur pied pour le Mondial. Également touché à la cheville, Mousa Dembélé fut contraint d'abandonner ses partenaires à l'heure de jeu lors du match contre Watford le 30 avril dernier. Le médian des « Spurs » devrait cependant être apte à défendre nos couleurs en Russie. Absent des terrains pendant 6 mois suite à une blessure aux ischio-jambiers, Toby Alderweireld revient petit à petit à la compétition. Sera-t-il pour autant à même de tenir sa place au sein de la défense des Diables ? Seul l'avenir nous le dira.

Les failles

Les failles

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Malgré le talent, malgré les progrès réalisés sous la houlette de Martinez, malgré la nouvelle mentalité affichée en Bosnie, malgré les automatismes créés au fil des années, il subsiste des failles plus ou moins grandes. La plus importante est la double inconnue Kompany-Vermaelen dans l'optique d'une défense à trois. Comme on le sait, Vincent est extrêmement fragile physiquement et Thomas a très peu joué avec Barcelone. Autre source d'inquiétude : en cas d'indisponibilité de Thomas Meunier, devenu incontournable sur le flanc droit, il n'existe pas de véritable back-up capable de prendre la relève. Autre situation posant problème : celle d'Axel Witsel et de Yannick Carrasco. Exilés en Chine dans une compétition très en deçà des standards européens, tous deux ont vécu un début de championnat compliqué avec leur club respectif. Espérons qu'en Russie, ils auront retrouvé leur meilleur niveau.

Les atouts majeurs

Les atouts majeurs

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Plus soudés et confiants que jamais, les Diables Rouges sont bien décidés à aller au bout de l'aventure. Offensivement, ils n'ont jamais été aussi forts. Le système Martinez a enfin permis de trouver la clé contre des défenses renforcées, ce qui faisait quelque peu défaut à Wilmots. Même face à des murs défensifs, nous parvenons à émerger et à empiler des buts avec une certaine aisance. Sauf qu'en Russie, nos adversaires n'auront pas pour nom Chypre, Gibraltar ou l'Estonie. Et que nous manquons toujours de références face aux grandes nations. Outre le tandem Hazard-De Bruyne, nos principaux atouts ont pour nom Courtois, Vertonghen, Mertens et Lukaku.

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